« ...Tous en ont parlé, sauf les gens photographiés. B. Mary leur donne la parole, la belle idée ! ... D'autant que ce sociologue (...) suit pas à pas la route historique du procédé, de Daguerre à Kodak. Mais en se plaçant de l'autre côté du miroir... »
« De la nature morte à l'apogée du portrait, le sociologue Bertrand MARY reconstitue l'album d'un culte des temps modernes : « La photo sur la cheminée »... »
« Bertrand Mary s'interroge sur la signification profonde de ces rites et de ces dévotions à l'image... Passionnant point de vue d'un auteur qui, pour une fois s'interesse un peu plus aux photographiés qu'aux photographes... »
« Voici un essai passionnant qui a su relever le défi de relater dans quelle mesure un objet aussi banal aujourd'hui que la photo-portrait provient en fait d'une longue mutation qui a touché autant nos perceptions que nos mentalités »
Les photos-portraits ont été adoptées par la quasi-totalité des peuples de la terre. Partout, ces petites images tirées sur papier sont devenues l'objet d'un culte aussi fervent que discret. Point de naissance, de mariage, de fête de famille ou de villégiature qui ne s'accompagnent d'un rituel photographique voué à leur confection indéfiniment renouvelée ; point de funérailles qui ne donnent lieu à une ultime mise à l'honneur du portrait du disparu, enchâssé sur la pierre tombale ou exposé au centre du foyer en signe de deuil...
« La Photo sur la cheminée » est l'histoire de cette imagerie méconnue dont les vrais protagonistes sont les images elles-mêmes, les clichés en noir et blanc d'innombrables anonymes et de quelques personnes illustres.
Remontant jusqu'aux origines, le livre retrace la lente démocratisation des portraits : des précieux daguerréotypes apparus dans l'Ancien Monde à la révolution kodakienne des « photographies au mètre » venue d'Amérique...
« La Photo sur la cheminée » prend délibérément le parti de s'intéresser, pour une fois, plus aux photographiés qu'aux photographes.