« Walt Disney : Le livre de la réhabilitation... Tout au long de ce livre... il évoque un « rêveur éveillé », un visionnaire, un homme parfois dur avec ses collaborateurs, souvent cynique, mais tourmenté par son art jusqu'à la dépression... »
« ...On découvre dans ce livre un battant, un homme de génie qui a réussi à devancer les modes, voire à les provoquer, et à séduire tous les publics. L'écriture coule, les anecdotes sont surprenantes.
« Walt Disney et nous » tranche avec les biographies parues précédemment. »
« ...Rappelant le culte que lui vouait Eisenstein, ce livre met l'accent sur le tempérament de conteur, la hardiesse des innovations, l'attachement aux oeuvres littéraires fondatrices des mythologies du Vieux et du Nouveau Monde du créateur de Mickey. »
« ... Son ouvrage ne cède pas à la mode de l'anti-américanisme... Ainsi, au fil des pages, Bertrand Mary se penche sur des épisodes parfois peu connus ou oubliés de la vie artistique de l'oncle Walt ...
Disney est un « enchanteur de la matière vulgaire », conclut plus loin l'auteur en reprenant un qualificatif utilisé par Apollinaire pour décrire le cinéaste Georges Méliès. »
Avec le retour en force de l'anti-américanisme, l'œuvre de Walt Disney s'impose aujourd'hui, plusieurs décennies après sa mort, comme le symbole resté inégalé de la mondialisation culturelle.
Et si nous nous trompions sur Walt Disney ? Si, derrière le mauvais chromo de l'idéologue ultra conservateur et puritain manipulant les foules sentimentales, se dissimulait une figure autrement plus complexe ? Et si nous nous méprenions aussi sur la nature purement américaine de son oeuvre ?
Bertrand Mary brosse le portrait d'un créateur tourmenté par son art jusqu'à la dépression, d'un visionnaire, inventeur de l'une des utopies urbaines les plus originales et influentes de notre temps, d'un fin connaisseur de la culture populaire du vieux monde - au point d'être passé pour un dangereux europhile dans son propre pays. En limitant l'univers de Walt Disney à l'Amérique de Mickey et de Main Street, à peine enrichie de quelques contes de Grimm ou de Perrault, nous sous-estimons l'importance de cette influence européenne, dont le livre révèle au contraire le rôle fondateur et permanent dans son inspiration. Il en montre l'origine dans le rapport fasciné et savant qu'entretenait Walt Disney avec les contes du vieux continent, mais aussi avec sa tradition des spectacles forains et des sciences de l'illusion.
Le succès mondial de Walt Disney apparaît aussi comme le résultat du rapprochement réussi entre les cultures populaires de l'ancien et du nouveau monde, au sein d'une oeuvre originale de portée universelle. Du coup, le rejet de l'univers Disney s'éclaire sous un nouveau jour, comme si l'ancrage de son oeuvre dans des pans entiers de l'imaginaire européen venait nourrir cette forme particulière d'inimitié que l'on réserve à l'étranger empiétant sur un terrain qui vous est proche...